Certaines essences rejettent vigoureusement après la coupe. Peupliers, saules, robiniers, ailantes ou érables peuvent produire des pousses sur le collet et les racines superficielles. Une coupe répétée calme l'aspect visible, mais elle ne neutralise pas immédiatement les réserves du système racinaire. Près d'un muret, d'un revêtement goudronné ou d'une canalisation déjà fissurée, cette activité entretient une contrainte mécanique. Les racines ne percent pas habituellement un béton sain. Elles exploitent plutôt les joints, les défauts et les zones humides, puis les épaississent. Dans la Vieille ville d'Annecy, le bâti touristique et patrimonial, les cours étroites et les sols remaniés exigent donc un repérage précis. Le dessouchage est précédé d'un contrôle des réseaux et d'une taille sanitaire des rejets accessibles. La rogneuse traite le collet et les départs principaux sans frapper les maçonneries. Une assurance Responsabilité Civile Professionnelle adaptée aux travaux arboricoles doit couvrir les dommages accidentels, même si aucune grimpe n'est prévue ce jour-là. Les protections et distances de travail sont inscrites au devis. Pour un arbre protégé ou situé dans un espace boisé classé, les règles d'urbanisme peuvent s'appliquer avant la coupe initiale selon Service-Public.fr. Une souche seule déjà coupée ne justifie pas toujours une formalité, mais son origine et les prescriptions du terrain doivent être vérifiées avant l'intervention.